vendredi 13 mai 2011

C'est la Pédagogie Sociale



C'est la Pédagogie sociale qui nous rapproche des enfants, nous met à leur hauteur. Les ateliers dans la rue, c'est pour eux, les mercredis au terrain, c'est pour eux, les dimanches au jardin, c'ets pour eux, les artistes qui viennent c'est pour eux, encore.

Il s'agit de tous les enfants, de tous les terrains, de tous les quartiers , de tous les camps. Ce dont il s'agit c'est de pousser ici, et de faire quelques racines.
Les adultes sont désorientés, défaillants; ils évitent le conflit; ils perdent confiance dans l'avenir et dans ceux qui le représentent. C'est dangereux pour notre société.
Le travail avec les enfants s'en trouve encore plus important, nécessaire, mais nous devons le conjuguer avec toutes les difficultés et toutes les sècheresses
Sècheresse du terrain, où il faut revenir arroser tant et tant, sècheresse des institutions, des bailleurs, des représentants qui ne savent plus ni produire, ni soutenir, sècheresse des adultes, qui se recroquevillent ou qui se taisent.

Dans toute cette sècheresse, nous attendons des Alliés pour nous aider à arroser; ce sont des artistes qui se proposent d'aller vers tous (Plus petit cirque du Monde, Otreville, TRACES, Animakt), mais c'est aussi notre capacité à nous regrouper entre "producteurs sociaux", pédagogues de la Cité.


Le plus grand ennemi de la liberté, c’est la peur


DIMANCHE

Au jardin…

Aujourd’hui, beaucoup de légumes ont étés plantés :

Courgettes pour la fête !

Cornichons parce que c’est bon !

Tomates pour mettre avec les pâtes !

Ciboulette pour que ça soit chouette !

Et estragon car nous sommes tous des Robinsons !


















SAMEDI

Aujourd’hui Abdel nous rend visite pour le plus grand bonheur des enfants !

Les enfants parlent et nous disent ce qu’ils ont aimés ou pas : « J’ai bien aimé décorer les pots et mettre de la terre avec les graines », « Je n’ai pas aimé quand il y a eu du vent », « J’ai bien aimé quand on a fait de la musique », « J’ai bien aimé faire la capoeira », « J’ai aimé faire la capoeira parce qu’il y avait deux petites nouvelles et c’était super », « J’ai pas aimé quand la musique faisait trop de bruit »…


L’après-midi se termine sur la dégustation de la compote « pomme/rhubarbe » que les enfants ont confectionné pendant l’atelier. Quel régal !


VENDREDI

A Chilly…

Plantations, désherbage et arrosage sont au menu aujourd’hui au jardin de Chilly. Rhubarbes, Oseilles, Epinards Concombres et Persil sont plantés dans un terrain très sec. Nous arrosons alors toutes ces nouvelles venues copieusement. Nous désherbons les parcelles et taillons quelques arbustes qui prennent de l’ampleur avec ce temps estival. Enfin nous dégustons les premières fraises du jardin, notamment celles ayant résisté aux oiseaux.












A la Rocade…

Soleil d’été, un tapis au soleil, un à l’ombre et c’est parti pour deux heure d’activités en tout genre… D’un côté, l’activité jonglage, les scoubidous n’étaient pas loin et de l’autre, des jeux pour tous les âges, du boulier pour les tout-petits jusqu’au puissance 4 pour les plus futés !! Une boisson rafraîchissante et un petit gouter pour finir cette journée, toujours plus ensoleillée…









JEUDI

A Massy…

On nous accueille toujours avec de grands cris. Fabio, un petit garçon de 5 ans aux cheveux longs et blonds est revenu de Roumanie. Nous ne l’avions pas vu depuis quelques semaines. A la fin de l’atelier, nous faisons connaissance avec une dame et sa fille, venues apporter spontanément des vêtements et de la vaisselle pour le camp. Elle reviendra un jeudi.


Au Jardin…


Cet après-midi nous nous rendons au jardin du fond de l’église, là où sont situées les ruches. Nous profitons de la débroussailleuse pour se débarrasser des nombreuses ronces et autres orties présentes en surnombre dans le jardin. Afin de faciliter l’accès à ce terrain et d’éviter l’envahissement de la végétation parmi les nombreux framboisiers et groseilliers qui commencent à produire leurs fruits.

Au skatepark :

Au skatepark, un tapis au soleil, un à l’ombre et c’est parti pour une après midi de jeux de société, de jeux de réflexion, de scoubidous et de grenouilles en papiers qui font des heureux et des sourires parmi nos petits Robinsons. Quelques fruits secs et un grand verre de grenadine pour mettre un terme à cette journée, toujours aussi ensoleillée !!








MERCREDI

A Moulin-Galant…

Ce mercredi à Moulin-Galant nous sommes arrivés chargés d’une caisse de lego et deux « pédaliers » en plus des jeux habituels. Grâce à la simplicité d’utilisation de ces petites briquettes qui s’emboîtent et de l’esprit constructif des enfants nous avons créé des bateaux, des maisons et surtout une histoire où tout était permis…












Au jardin…

Rashka était au centre des intérêts des enfants, mais nous avons pu tout de même arroser les légumes qui le nécessitaient et faire des plantations de poivrons, piments et aubergine dans la serre. Les tomates poursuivent désormais leur croissance en pleine terre. Certains Robinsons se sont également occupés de monter sur les cerisiers pour récolter les premiers fruits, tandis que d’autres passaient un peu de temps sur les balançoires.


A la ludothèque…

Un moment passé à découvrir une fois encore de nouveau jeux ( têtes de cochons, pastafollie, attrape souris…) et profiter d’une petite histoire raconté avec un petit théâtre japonnais appelé le kamishibai . Ensuite, nous nous rendons au parc pour profiter des beaux rayons de soleil et faire un grand cache cache.


"Notre action actuelle au sein de la masse ne doit être que dans une faible

mesure d'essence pédagogique;

c'est de la pédagogie sociale que nous devons

faire, montrer au peuple les contradictions dont il est victime, l'aider à

renverser les idoles, à prendre confiance en lui-même dans sa marche en

avant. Et nos conceptions se prêtent à merveille à cette adaptation.

(...) Nous devons faire comprendre, prouver matériellement aux éducateurs, antifascistes etpopulaires dans leur immense majorité, qu'ils doivent être logiques avec eux-mêmes; qu'ils ne doivent pas continuer à être des libéraux dans la rue et de farouches autoritaires dans leur classe, que quiconque fait confiance à la masse populaire, doit faire une égale confiance aux enfants de cette masse, que les militants de l'antifascisme ne doivent pas servir (...) une culture capitaliste et réactionnaire... "

( C. Freinet, dans l'Educateur prolétarien, n° 12-13 du 25 mars 1936),



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire