dimanche 8 août 2010

Les fruits sont à tous et la terre n'est à personne

En pédagogie sociale, nous parlons du droit pour un enfant de rencontrer en bas de chez lui des adultes disponibles pour lui, du droit de pouvoir jouer avec d'autres dans les espaces publics, du droit à l'éducation et à la socialité.

Ce droit là, nous le revendiquons aussi pour les autres qui en ont tant besoin, un droit d'habiter où on habite, de parler où on est, de jouer en bas de chez soi.
Nous sentons grandir dans la ville et la Cité, non pas une peur de l'insécurité, mais une simple peur de vivre, d'exister , d'être vu, de prendre de la place, de prendre SA place tout simplement d'habitant et d'humain.

Nous rencontrons des familles, des enfants, des adultes qui se saisissent de l'association, de sa présence pour prendre pied , parler... et réapprendre à oser la parole.




Concrètement, en plein été l'association bat son plein; tant d'enfants , tant d'adultes présents, qui ne partent pas ou connaissent des situations , pour certains, plus difficiles encore.
Alors avec les petit bouts d'espace où nous pouvons nous poser, avec nos petits moyens, patiemment , nous cultivons l'été et un petit esprit de fête.








Repas de Quartier à Bel-Air, 30-08-10
envoyé par Cultures_Robinson.




Mercredi :


Jardin : On exorcise le « c’est à moi parce-que je l’ai cueilli » en mutualisant la récolte et en instituant un temps de partage au retour sur le quartier.



A Bel-Air : Les enfants investissent les jeux symboliques mis à leur disposition. Les costument servent à leur imagination afin de créer de magnifiques histoires. Puis, c’est au tour du spectacle de commencer …



Jeudi :


A moulin galant, aujourd'hui, on sort les balles! Avec les plus grands, on apprend à jongler et a jouer ensemble. Les plus inventifs créent eux mêmes des petits jeux d'adresse ou de forces avec des materiaux de récupération, les plus jeunes préfèreront le calme et les couleurs de la nattes avec ses coloriages et carnets de dessin.





A midi on déjeune avec Franck, qui vient de Savigny.




L’après-midi, Christiane, de Ste Geneviève, et un groupe d’enfants viennent au jardin. Jean-Jacques nous rejoint à pied. Grâce à Styron, les plus petits apprennent à surmonter leur peur (des chiens) en faisant face à plusieurs.






Jeudi, au jardin de l'Equerre














Vendredi :





Au jardin de Chilly, les robinsons sont joyeux de prendre soin de nos parcelles. C’est toujours avec beaucoup d’entrain qu’ils arrosent leurs plantations, enlèvent les mauvaises herbes. Ils confectionnent même de jolis bouquets de fleurs pour l’association et leurs familles.




Vendredi, à chilly.


Jean est content!


Samedi :


A l’atelier de rue, des robinsons s’emparent de recettes de pains originales et délicieuses. Même le petit Maxime âgé de 3 ans met la main à la pâte. Comme quoi on apprend à tout âge !






Nous Jouons aux jeux de Kapla, pendant que Mélody lit des histoires inspirés de Françoise Dolto. Nous terminons par notre conseil de quartier où les enfants demandent plus de costumes pour faire de nouveaux spectacles.




Kapla et Dolto, à la Villa St Martin,








Puis conseil de Quartier!




Dimanche :







Les bêchent crissent, les arrosoirs trissent, les binettes binent, la brouette couine, le feu crépite, les langues s’agitent, des courgettes à la pelle, les patates s’amoncellent, tant et si bien, que le chien devient végétarien.



Dimanche, au jardin.
















vendredi 30 juillet 2010

Travail local contre pouvoir local



Assemblée Générale extraordinaire, samedi 11 septembre , 14 h 00 devant le local Bel Air

Ordre du jour : Quelles réactions face aux difficultés faites à nos actions et projets ?




Il y a quelque chose d'ironique
à ce que la plupart des expériences de Pédagogie Sociale, aussi fortes et pertinentes soient elles... buttent toujours sur la question d'un local. Ainsi nous avons programmé en vue de notre prochaine réunion de chantier de Pédagogie Sociale une réflexion justement sur ce thème...

Faut il donc un local pour travailler localement ou le local devient-il le lieu de cristallisation de tous les antagonismes sociaux/ antisociaux?

En tout cas à Intermedes Robinson , nous sommes un bel exemple pour voir comment cette question d'accéder à un local dans le travail social local est emblématique.



Vendredi, notre fête de quartier à Bel-Air


Des locaux il y en a pourtant dans les banlieues; on le sait, ils sont souvent occupés par une autre population que celle qui en aurait le plus besoin.

Certains sont vides. Nous les connaissons bien

Le public, qui est en demande, disponible, lui n' a pas de local. Il occupe au mieux les espaces publics, au pire s'isole, s'enferme, déprime, s'invalide.

Dans ces conditions, le travail éducatif en milieu ouvert rentre en opposition avec toutes les politiques qui visent à enfermer les ens chez eux: résidentialisation, vidéosurveillance, multiplication des barrières magnétiques, édification de grilles agressives...

Nous avons un projet pour la vie, pour la ville, pas pour l'enfermement car nous savons ce que cela donne, ce que cela coûte en terme de malheurs individuels, de violences sociales subies et intégrées.

Que faisons nous alors avec ces locaux que nous n'avons plus ou dont nous sommes menacés de ne plus avoir l'accès?

Que fait on avec notre crèche sans local? Un local abandonné, sans WC? Un appartement loué cher qui cristallise attaques, accusations alors que la seule nuisance que nous apporterions est la
vie?




Et surtout que faire des locaux mal occupés, vides, fermés l'été, d'accès restrictif, payant ,
réservé aux adhérents, soumis à dossiers?


Bref, la ville va t elle être encore possible?





Jeu en forêt ce mercredi.
Mercredi :




Une vingtaine d'enfants attendent impatiemment. Le "clan des baskets" part en forêt au rocher de Saulx pour faire un grand jeu : "le siffleur".

Le "clan des sandales" va au local bel-air pour une après-midi arts plastiques.




Grand jeu au rocher de Saulx.



Jeudi :


Une tasse géante attaque Denis !! Mais non ! Ce n'est que
Iasmina qui nous apporte un café! (atelier camp Rrom ce jeudi)

A Moulin-Galant aujourd'hui,
nous sommes accompagné de Jérome et Marie-Christine DU CENTRE SOCIAL de Chilly-Mazarin, Atelier dessin, livre et dinette. Les coloriages de jérome et marie christine remportent un vif succès , Et l'on voit rapidement naitre des personnages de disney aux couleurs atypiques, voire improbables!



















Grand jeu

Les enfants s'éparpillent sur le terrain, à la recherche des trésors qu'il recèle. Le butin est ensuite partagé : courgettes, mûres, prunes...
Mais tout pirates qu'ils soient ce ne sont pas des pillards pour autant : le compost ramené par chacun enricihira d'autant la terre.



Jeudi, au jardin de l'Equerre




Vendredi :


Antoine prend des mesures radicales
pour mettre fin a cette arrosage "maladroit"!
Vendredi à chilly.


A Chilly, la tendance est au jeu cet après-midi. On désherbe en jouant à chat (sans se purger), l'arrosage a du mal à ne concerner que les plantes...C'est donc naturellement qu'on finit l'après-midi au terrain de jeu du parc, non sans emporter quelques poignées de cassis pour le goûter.
















A l'atelier de la rocade, C'est le jeu de Uno qui fait l'unanimité aujourd'hui, ainsi qu'un atelier tresse en laine sur la tête de melody, On discute pas mal de la vie dans le quartier et des deux fêtes qui aurons lieux le soir même.











Le soir, c'est fête de rue à Bel-Air.
On accueille les compagnons d'Emmaüs. Sadio a preparé des litres de bissap et un énorme Diepp, qui avec les makrouts de Souad et Mélody a suffit à nourrir toutes les familles présentes. En fin de soirée, on ouvre le "magasin gratuit".






Dieppe et Bissap ce vendredi à la fête de quartier de Bel-Air.



















Samedi:






A la villa St martin ce samedi, nettoyage des camions, et street cooking ! On conclut l'atelier par le désormais traditionnel conseil de quartier.


Street Coooking et Street Washing ce samedi à la Villa St Martin















Dimanche :





Nous sommes une vingtaine ce dimanche. Au déjeuner, l'Inde est à l'honneur : parmis les plats et salades apportés par chacun, le biryani préparé Sandrine et Gunavattry remporte un grand succés.











L'après-midi, une promenade en forêt marque une pause dans les opérations de jardinage. Au retour sur le quartier, on installe les étals de fruits et légumes et on ouvre le marché gratuit : pommes de terre, menthe, poires, prunes, courgettes, radis...

jeudi 22 juillet 2010

Les pouvoirs passent, les relations demeurent


C'est un grand mystère pour ceux qui la rencontrent, cette accumulation d'obstacles, de vexations, et d'abus de tous les petits pouvoir contre ceux qui tentent d'agir dans la réalité sociale; peur, frilosité, pressions aussi sur les uns et les autres.
Il ya une telle obsession du pouvoir sur les actions locales, la communication de proximité, que faire du social paraît insupportable à ceux qui voudraient le réduire à leur service.

Nous autres, porteurs d'actions innovantes, de proximité, en pédagogie sociale, nous subissons TOUS cette situation, depuis des années et plus encore actuellement.

Et pourtant nous restons sereins: nous sommes là depuis longtemps, nous avons vu passer bien des changements et des équipes .

Les actions de rue, à LONGJUMEAU, sur le quartier ont démarré depuis TREIZE ANS.

Et si notre association est toujours précaire (et même de plus en plus), elle a chaque année plus d'audience, plus de partenaires, et des relations fortes autour d'elle.
Comment savoir si une action sociale collective dépasse le simple effet momentané? Nous constatons que les relations de confiance bâties avec les enfants, les adultes, les familles, par notre association subsistent et continuent après les départs des permanents qui les avaient tissées et qui se les transmettent les auns aux autres.
La greffe prend: c 'est que notre association est devenue une sorte de "Culture" de groupe, de territoire, qui se transmet par delà les changements, le remises en cause, les reprises.
C'est ce que nous vivons à Robinson, cet attachement qui va au delà des personnes, les séparations, les déménagements, les expulsions, les ruptures et qui se porte sur des pratiques, des manières de vivre et de vivre la ville.

«L’opposition de la réaction pédagogique, élément de la réaction sociale

et politique est aussi un invariant avec lequel nous aurons, hélas ! à

compter » Célestin Freinet (invariant n° 29 )





Les photos de la mer, c'est ICI

Et celles des "jeudi au jardin" à l'Equerre, c'est LA.

Mercredi 21/07 :

Cette après-midi la troupe se divise en deux équipes. L'une investit le local de Bel-Air pour un atelier "artistique" : peinture, dessin, pâte à modeler home made...un spectacle s'improvise avec les marionettes confectionnées par les mamans.







Théatre improvisé à Robinson
envoyé par Cultures_Robinson. - Regardez les dernières vidéos d'actu.






L'autre part au jardin, et s'organise en tribus pour se répartir le travail : BRF, pinçage des tomates et arrosage. Les victimes des piqûres d'orties se partagent le secret des herbes-qui-soignent.














Et que la récolte fut bonne.....






Jeudi 22/07

Le matin, visite des ruches : on est surpris par leur nombre et leur activité. Les deux hausses que nous avions poses sont pleines de miel, il faut en poser une troisième sur chaque ruche? La récolte s'annonce prometteuse...


Belle après midi en ce jeudi!Nous sommes allés à la Croix-Breton où nous nous sommes installés sous les arbres et avons pu profiter de leur

fraîcheur.Nous avons egalement fait la connaissance de Rowen,d'origine Guyannaise,qui nous a parlé de sa culture.


On recrute : cueilleur d'ortie, puiseur d'eau, ramasseur de poire, pousseur de balançoire, tailleur de tomates, soigneur de framboisiers...au jardin, c'est le plein emploi. Et au retour, sur le quartier, chacun fait son marché : courgettes, poires, orties, menthe, piments, fleurs de courgettes (pour faire des beignets)....







Vendredi 23/07


Le jardin nous offre des fleurs, que les enfants mettent en bouquet et s'offrent, ou offrent aux plus grands. Ils offrent de l'eau à la terre, qui nous offre des radis et des carottes, que Jean-Jacques offrira à son voisin. On travaille aussi, sous la chaleur, puis la pluie : il faut un peu souffrir pour s'offrir.



Les Robinsons entament une grande partie de foot pendant que d'autres jouent avec la pâte à modeler confectionné par nos soins:éléphants,girafes,escargots,limaces se créent sous nos yeux pour le plus grand plaisir de tous.Les enfants font preuvent d'une imagination des plus débordante.Le petit train continu toujours sa route à la Rocade...




Samedi 24/07



Ce samedi la, même si le temps se fait menaçant, les enfants sont au rendez-vous. Tout de suite, une troupe de boulangers s'attellent à confectionner une énorme boulle de pain.










Pendant ce temps, un autre groupe lance une grande partie de "Menteur" qui va s'éterniser entre jeunes et moins jeunes. L'après midi se termine par un gouter tous ensembles, après avoir effectué le conseil de quartier.

dimanche 18 juillet 2010

« La connaissance de ce qui nous opprime est une arme. » (M Rigouste)

Vendredi Bel Air
Et pour cela il faut une pédagogie de la conscience, une pédagogie qui fait de chacun autant un auteur qu'un acteur. Par la mise en place des conseils de quartier, par la mobilisation des adolescents dans notre Conseil d'Administration, par le développement d'outils de communication à la disposition de chacun, nous allons vers l'expression libre. Le journal mural est une étape, mais nous avons d'autres projets: une radio des enfants, et pourquoi pas aussi un journal papier?
Pendant ces congés d'été, réfléchissons à ces projets à développer l'année à venir, avec les volontaires, les permanents, les stagiaires.

L'envie, la possibilité de s'exprimer, de s'exposer, de s'engager, arrivent comme des don libres, un peu comme le fruit du patient travail de présence sociale, de rencontre, de relations qui se maintient au quotidien depuis des années.

Cela fait des années que Robinson sème... Les outils sont prêts, le terrain est riche, ... la récolte s'annonce belle!

Jeudi:

En cette semaine, raccourcie (il y a eu le 14/07) et un peu difficile (car les permanents se relaient pour leurs congés), Borys a assuré le deuxième atelier régulier dans une nouvelle Résidence: à la Croix Breton.
Un nouvel atelier c'est toujours beaucoup de premières fois; les premiers contacts sont importants. Très vite, nous rencontrons notre public. Pour ce deuxième atelier, Borys a rencontré une dizaine d'enfants, ce qui est bon signe. Cela ne va faire que croître.

Dans les ateliers, en été et en ce moment, nous développons et favorisons les grands jeux collectifs. Ce sont ceux pour lesquels les enfants ont besoin d'un peu de soutien pour les organiser et qui développent la coopération. Nous les favorisons. A la Croix Breton, Borys les a mis en place, puis certaines mamans sont venues nous rendre visite.

Au terrain, la pluie est revenue sur la région parisienne, remplissant à nouveau le puits d'une eau qui va rafraichir le jardin.




Les enfants arrivent au jardin, certains s'en vont jouer à la balançoire tandis que d'autres s'empressent de remplir des arrosoirs afin de s'occuper dans un premier temps de la serre.





Ceci terminé, ce sont les courges qui sont visées et qui reçoivent leur ration d'eau. Puis vient l'heure de s'attaquer au confort des pied de tomate en leur apportant un fin matelas de BRF pour les aider à mieux grandir.


Vendredi:

Sous un beau soleil, nous nous sommes installés à La Rocade où une vingtaine d'enfants nous attendaient sur le lieu de l'atelier. Nous avons fait un grand tournoi de Uno et Kapla ....

Cette après midi, jeunes et moins jeunes sont au rendez vous. Tout le monde met du sien pour transporter les outils et le gouter jusqu’au jardin. Ensembles, nous traversons le parc de la mairie de Chilly-Mazarin et nous nous dirigeons vers le terrain.




Pendant que certains prennent le tuyau pour arroser les différentes parcelles...







...d’autres se mettent à tailler les haies ou à attacher les pieds de tomates aux tuteurs déjà installés dans le sol.




Une fois le travail effectué au jardin nous partons faire une petite promenade au milieu des animaux et un instant de détente dans les jeux du parc. Enfin, nous revenons au terrain afin de déguster le gouter dans la fraicheur de la verdure.

Samedi:

Atelier dessin au programme, afin de préparer le livre de cuisine de l'association, puis une gamelle au cours de laquelle, petits et grands ont pu s'émerveiller et s'amuser...


Dimanche:
Qu'on se le dise: le jardin des Robinsons est beau, le jardin est bio cette année. Nous luis avons fait encore un petit "relooking" et récolté pas mal de courgettes, radis. Les fraies sont délicieuses. PS les tomates sont en retard comme les pommes de terre (mai on les guette)